Pourquoi les projets MES traditionnels ont-ils autant de mal à suivre le rythme de l’industrie ?
Les industriels doivent aujourd’hui produire plus efficacement, améliorer la qualité et la traçabilité, tout en s’adaptant toujours plus vite. Pourtant, les projets MES traditionnels peuvent nécessiter de longs mois de spécifications, de développement et d’intégration avant d’apporter une réelle valeur sur le terrain. Le Composable MES propose une approche différente : commencer par des cas d’usage ciblés, créer rapidement de la valeur, puis faire évoluer progressivement le système en fonction des besoins réels de l'usine.
Résoudre un problème à la fois
Avec le Composable MES, l’objectif n’est plus de concevoir dès le départ un système capable de répondre à tous les besoins de l’usine. L’approche consiste à identifier un premier cas d’usage à forte valeur ajoutée : digitaliser les instructions de travail, améliorer la traçabilité, renforcer les contrôles qualité ou encore optimiser une étape précise de production. Une fois ce premier besoin traité, l’architecture peut évoluer progressivement avec de nouveaux modules ou applications.
Comme l’explique Eric Van Nispen dans son Livre Blanc, cette approche permet d’obtenir une première mise en production en quelques semaines ou quelques mois, plutôt qu’en plusieurs années. La question n’est donc plus « Comment repenser l’ensemble de notre système de production ? », mais plutôt : « Quel problème à forte valeur pouvons-nous résoudre en premier ? »
Commencez petit, prouvez la valeur, puis déployez
Avec le Composable MES, il n’est pas nécessaire de digitaliser toute l’usine en une seule fois. L’approche consiste à démarrer avec un ou deux cas d’usage à forte valeur ajoutée, sur une ligne ou un poste de travail, puis à mesurer concrètement les résultats obtenus. Une fois la valeur démontrée, l’application peut être déployée sur d’autres lignes ou d’autres sites, tandis que de nouveaux cas d’usage viennent progressivement enrichir le système.
Cette approche permet de sortir des grands projets MES de type « big bang ». Plutôt que de concentrer l’investissement et les risques sur un déploiement global, l’entreprise avance étape par étape, apprend de chaque mise en production et adapte la suite du projet aux résultats obtenus sur le terrain. Le périmètre grandit ainsi à mesure que la valeur est démontrée.
Sur le terrain : des opérateurs mieux guidés
Avec le Composable MES, la digitalisation se traduit directement dans le quotidien des opérateurs. Ordres de fabrication, instructions de travail digitales, contrôle des composants, validation des matières ou déclaration des défauts : l’opérateur est guidé à chaque étape du processus, tandis que les données de production et de traçabilité sont enregistrées au fil des opérations.
Des plateformes comme Tulip permettent également de connecter les applications aux machines, outils et équipements du poste de travail. L’objectif : sécuriser l’exécution des opérations, limiter les erreurs et collecter automatiquement les bonnes données, tout en proposant à l’opérateur une application réellement adaptée à son poste et à ses tâches.
Et le rôle de l’IA dans tout ça ?
Dans une approche Composable MES, l’IA joue avant tout un rôle d’accélérateur. Elle peut aider à concevoir de nouveaux cas d’usage, créer ou adapter des applications, générer des workflows ou encore préparer des scripts de test, réduisant ainsi considérablement le temps nécessaire pour passer d’un besoin métier à une application opérationnelle.
Mais l’IA ne remplace pas la plateforme MES elle-même. Sécurité, gestion des accès, mises à jour, connectivité avec les équipements, sauvegardes ou gestion des versions doivent reposer sur une infrastructure fiable, gouvernée et maintenue dans le temps. L’idée est donc simple : utiliser l’IA pour accélérer ce que l’on construit sur la plateforme, et non pour remplacer la plateforme.
Pour aller plus loin : découvrez notre livre blanc sur le Composable MES
Vous souhaitez mieux comprendre ce que le Composable MES peut réellement apporter à votre entreprise ? Notre livre blanc « Composable MES versus Monolithic MES » va plus loin et analyse concrètement les différences entre ces deux approches.
Vous y découvrirez notamment les 7 bénéfices d’une architecture composable, les coûts cachés d’un MES monolithique, la place de l’IA, les gains économiques potentiels et les différentes étapes pour évoluer progressivement vers une architecture composable sans remplacer l’ensemble de vos systèmes existants. Le livre blanc présente également les deux approches proposées par AVEVA Composable MES et Tulip, et les environnements industriels auxquels elles sont le mieux adaptées.