
Vous lancez un projet de supervision industrielle ou vous envisagez de faire évoluer votre existant ? Bonne nouvelle : bien mené, un projet de supervision peut transformer durablement la performance de votre outil de production.
Encore faut-il poser les bonnes bases, choisir les bons outils et impliquer les bonnes personnes au bon moment.
Dans cet article, nous vous proposons une approche claire, concrète et structurée pour réussir votre projet de supervision industrielle en 5 étapes.
Qu’est-ce qu'un projet de supervision industrielle ?
Un projet de supervision industrielle, comme son nom l'indique, vise à superviser, visualiser et piloter les opérations de production en temps réel. Il s’appuie sur un logiciel de supervision (SCADA) et des interfaces homme-machine (IHM) permettant aux opérateurs, responsables de production et équipes de maintenance de suivre l’état des équipements, des procédés et des indicateurs clés.
La supervision industrielle constitue souvent le premier niveau de digitalisation d’un site industriel. Elle peut évoluer vers des logiques plus avancées : salle de contrôle centralisée, hypervision multi-sites ou IHM web...
À quels enjeux répond une supervision dans l’industrie aujourd’hui ?
Dans un contexte industriel sous tension, la supervision industrielle répond à des enjeux très concrets :
- amélioration de la disponibilité des équipements
- réduction des temps d’arrêt et des rebuts
- fiabilisation des données terrain
- pilotage en temps réel de la performance
- sécurisation des opérations et des process
Aujourd’hui, superviser ne consiste plus seulement à afficher des synoptiques : il s’agit de donner du sens aux données industrielles et de les rendre exploitables, au bon moment, par les bonnes personnes.
Genève Aéroport a modernisé son système de supervision des bagages en s’appuyant sur les logiciels AVEVA, distribués par Factory Software, avec une interface 3D intuitive et une visibilité complète des équipements. Cette success story illustre parfaitement comment un projet de supervision industrielle bien structuré permet de gagner en réactivité, en coordination des équipes et en efficacité opérationnelle.
Pourquoi structurer un projet de supervision dès les premières phases ?
Beaucoup de projets de supervision échouent ou déçoivent non pas à cause des outils, mais faute de vision globale. Une supervision pensée uniquement pour répondre à un besoin immédiat finit souvent par devenir rigide, difficile à maintenir et coûteuse à faire évoluer. Les écrans s’accumulent, les usages divergent, et la solution perd progressivement en lisibilité et en valeur opérationnelle.
Structurer le projet dès le départ, c’est au contraire se donner les moyens de construire une solution évolutive, cohérente avec l’existant et capable d’accompagner les besoins futurs de l’usine. Cette structuration passe très concrètement par la formalisation des attentes, des usages et des contraintes, notamment au travers d’un cahier des charges clair et partagé, qui servira de fil conducteur tout au long du projet.
Comme l’explique Alain Coville, Responsable Régional des Ventes chez Factory Software :
Pour moi, le cahier des charges est un document fondamental à la réussite d’un projet de Supervision, d’Hypervision ou de MES. Il constitue le socle des spécifications et des fonctionnalités attendues, oriente les choix technologiques et guide la conception ainsi que l’ergonomie des usages. Il facilite aussi le travail des opérateurs au quotidien. Tout au long du projet, je m’y réfère pour valider l’avancement des étapes et m'assurer que les livrables restent fidèles aux attentes initiales. Un cahier des charges bien construit me permet également de mieux maîtriser les coûts et les délais du projet.
Alain Coville, Responsable Régional des Ventes chez Factory Software
Dans la pratique, ce cadre initial permet d’aligner les équipes métiers, les intégrateurs et les décideurs autour d’une vision commune, tout en sécurisant les choix technologiques et le retour sur investissement du projet de supervision industrielle.
Les 5 étapes à suivre pour réussir son projet de supervision industrielle
1. Identifier les besoins métiers et les objectifs de performance
Tout bon projet de supervision industrielle commence par une phase d’écoute.
Qui utilisera la supervision au quotidien ? Les opérateurs en atelier ? Les équipes de maintenance ? Le responsable de production ? La direction industrielle ?
Selon les profils, les attentes ne sont pas les mêmes. Là où un opérateur attend une IHM simple et lisible, un manager cherchera des indicateurs synthétiques pour piloter la performance. Mettre tout le monde autour de la table dès le départ permet d’aligner la supervision avec les objectifs métiers réels, et non avec une vision purement technique.
2. Auditer l’existant pour partir sur des bases solides
Avant de parler écrans, graphiques ou salle de contrôle, il est essentiel de comprendre l’existant.
Quels automates sont en place ? Quels protocoles de communication sont utilisés ? Quelle est l’architecture réseau industrielle ? Les données sont-elles déjà historisées quelque part ?
Cette phase d’audit est souvent révélatrice. Elle permet d’identifier les forces sur lesquelles s’appuyer, mais aussi les limites à anticiper. C’est à ce moment-là que se joue une grande partie de la réussite du projet.
3. Choisir les bons outils logiciels de supervision industrielle
Une fois les besoins clarifiés et l’existant analysé, vient le choix des outils. Et c’est une étape structurante.
Les logiciels AVEVA se sont imposés comme des références du marché de la supervision industrielle, car ils couvrent l’ensemble des usages, du plus simple au plus avancé.
Avec AVEVA InTouch HMI, les industriels conçoivent des IHM performantes, ergonomiques et rapidement déployables.
AVEVA System Platform permet quant à lui de structurer des architectures de supervision industrielles robustes, capables de gérer des installations complexes et évolutives.
Et pour les projets de salle de contrôle ou d’hypervision, AVEVA Unified Operations Center offre une vision centralisée et contextualisée des opérations.
L’intérêt de ces solutions réside dans leur capacité à évoluer avec le projet, sans repartir de zéro à chaque étape.
4. Définir une architecture évolutive et interopérable
Un projet de supervision industrielle réussi est un projet qui dure.
Cela suppose de penser l’architecture non pas uniquement pour le besoin actuel, mais pour ceux de demain : ajout de nouvelles lignes, ouverture vers un MES, connexion à un ERP ou déploiement multi-sites.
Une architecture ouverte et interopérable évite l’effet “boîte noire” et garantit la pérennité des investissements.
5. Impliquer les équipes et accompagner le changement
La supervision industrielle est avant tout un outil au service des femmes et des hommes de l’usine.
Impliquer les équipes dès les premières phases, former les utilisateurs et accompagner le changement sont des facteurs clés de succès.
Lorsqu’un opérateur comprend l’intérêt de l’IHM qu’il utilise, lorsqu’un technicien de maintenance gagne du temps grâce à une meilleure visibilité, la supervision devient un véritable levier de performance.
D’ailleurs, 78 % des industriels ayant adopté une solution de supervision déclarent avoir réduit leurs temps d’arrêt machine de plus de 25 % (étude IFOP x IndustrieTech 2024).Factory Software a intégré AVEVA Teamwork chez SULO et aide à la performance des employés dans l'usine. Avec AVEVA Teamwork, les employés du site de Langres rapportent et analysent les informations terrain. De plus, ils accèdent facilement aux informations et aux règles de sécurité. Ils également à disposition la formation en ligne et un support quotidien.
Quels sont les bénéfices concrets d’un projet de supervision bien mené ?
Performances de production optimisées
La supervision industrielle permet un pilotage fin des installations, une meilleure visibilité sur les dérives et une amélioration continue des performances.
Réduction des temps d’arrêt grâce à une maintenance proactive
Grâce aux alarmes, historiques et analyses en temps réel, les équipes peuvent anticiper les incidents plutôt que de les subir.
Traçabilité fine des anomalies et pilotage qualité renforcé
Chaque événement est historisé, facilitant l’analyse des causes racines et le suivi qualité.
Remontées d’informations en temps réel pour une prise de décision rapide
Les bons indicateurs, au bon moment, permettent aux managers de réagir rapidement et efficacement.
Bon à savoir: Un système de supervision bien configuré peut faire économiser en moyenne 15 à 20 % de coûts d’exploitation annuels. (source : McKinsey, rapport Industrie 2025)
Anticiper les freins à la mise en œuvre : comment se préparer ?
Comme tout projet structurant, la supervision industrielle peut rencontrer des freins. La cybersécurité industrielle, l’interopérabilité avec les systèmes existants, la maîtrise du ROI ou encore la résistance au changement sont autant de sujets à anticiper.
Les solutions modernes de supervision, comme celles proposées par AVEVA, intègrent nativement ces dimensions et permettent de sécuriser les projets dès leur conception.
Vous accompagner dans votre projet de supervision industrielle
Réussir un projet de supervision industrielle, c’est trouver le bon équilibre entre technologie, usages et accompagnement.
Les solutions AVEVA couvrent l’ensemble des niveaux du process industriel, de l’IHM locale à l’hypervision multi-sites.
En s’appuyant sur Factory Software, les industriels bénéficient d’un accompagnement global : conseil, intégration, support et formation, avec des équipes expertes et un réseau d’intégrateurs certifiés.
L’objectif est clair : faire de la supervision industrielle non pas un simple outil, mais un véritable moteur de performance durable pour l’usine.




